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| Au pas de la Coche |
Bonjour à tous,
Comme nombre d’entre vous le savent, j’ai repris mon voyage en août là où je l’avais laissé pour aller jusqu’à None dans la banlieue de Turin. J’ai donc passé l’épreuve des Alpes en compagnie de deux compères, Jean-Luc A (comme A.J.A.) et Claude B. (comme O.G.C.N). Je dis d’emblée, et je les en remercie, que leur présence m’était bien rassurante et agréable dans ces lieux de montagne qui me sont à peu près étrangers. Un peu moins maintenant.
Mes préparatifs se passent normalement, sauf que, la veille du départ, j’ai égaré carte bancaire et carte vitale. Heureusement, je les retrouve au supermarché de Yerres où j’étais allé et avais croisé Janie B. A la gare de Lyon, juste avant de prendre le TGV, il me manque ma casquette, indispensable au randonneur. Elle était restée au kiosque à journaux et je la récupère à temps pour le départ. Tout va bien donc.
Nous nous retrouvons tous les trois dans le RER samedi 18 août, tôt le matin. En route pour Brignoud près de Grenoble. Nous y arrivons à l’heure du déjeuner, et marchons pour sortir de la ville et pique-niquer. Ca grimpe déjà, c’est le début du Massif de Belledonne. Nous nous arrêtons dans un pré à l’herbe bien verte et généreuse avec en face de nous, de l’autre côté de la vallée, le Massif de la Chartreuse. J’imagine le Chemin du Facteur un peu sur la gauche sur ce qui ressemble à des falaises. C’est par là qui je suis passé en mai !
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| Sortie de Brignoud, au fond le massif de la Chartreuse |
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| Brignoud au premier plan |
Après le déjeuner, nous nous égarons, au motif d’un raccourci trouvé sur la carte. Cela me rappelle, dans une bien moindre proportion, ma sortie de l’Ain. Mais tout s’arrange et nous retrouvons le chemin qui monte, qui monte (nous ferons 1 170 m de dénivelé + dans l’après-midi). Mes deux compagnons sont des cabris dans la montagne et ils sont souvent devant moi. Nous sommes à destination en fin d’après-midi à Prapoutel, bien connue des skieurs. Mes compagnons me prodiguent des compliments qui confinent aux félicitations. Je me demande si je ne vais pas intégrer à mon vocabulaire le terme « grimpette », cher aux Savoyards. Installation dans le studio puis direction le bar pour prendre une bière, ce sera une constante de nos journées de marche. Ensuite, nous dînons au restaurant-pizzeria-crêperie de la station. Je commande une pièce de bœuf et mes compagnons une pizza dont ils ne mangeront que la moitié. Ce qui ne laisse pas de m’étonner.
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| Le matin, départ de Prapoutel |
Le lendemain matin dimanche 19 août, nous sommes en forme pour la deuxième journée de montée. Le pique-nique est tout fait pour les cabris et je prends un sandwich à la boutique en partant. Bien sûr, je laisse mon porte-monnaie, celui de Meximieux, mais comme j’ai six yeux, il n’y aura pas à revenir. Nous partons, le ciel est gris. Il se met à pleuvoir, il faut s’équiper contre la pluie. Nous traversons un vignoble d’une association (comme LGY) qui fait vivre les cépages alpins dont la Mondeuse et dont les parcelles portent des noms de pays européens. Au bout d’une heure, la pluie cesse et nous ne la verrons plus de tout le voyage, le ciel se dégage. Les paysages sont beaux, les bruyères sont en fleurs. Puis nous abordons le chemin pentu et pierreux qui nous mène au pas de la Coche (2 000 m).
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| Le chemin après le pas de la Coche |
C’est l’effort du jour. Après une pause, nous redescendons vers le Rivier d’Allemont, destination de la journée, par un chemin de terre étroit mais commode, nous longeons ensuite un torrent dans une forêt.
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| Torrent près du Rivier d’Allemont |
Et nous arrivons en milieu d’après-midi. Nous logeons dans un gîte, une grande maison qui accueille ce soir-là deux couples et nous trois. La salle de bains et la cuisine sont communes. Lorsque que je me trouve simultanément avec une locataire à l’entrée de la salle de bains, ce sont des assauts de politesse pour savoir qui laissera la place à l’autre. Nous dînons à l’unique crêperie-restaurant du village qui devait fermer à 18 heures. Nous sommes bien à l’heure pour la bière apéritive et nous échangeons avec nos voisins qui sont surtout nos colocataires. Dîner tôt et coucher tôt. Nous nous retrouverons dans la cuisine du gîte, tôt aussi, pour le petit déjeuner livré par le restaurateur. (P.S. Si vous passez par là et êtes passionnés d’Histoire, le village est marqué par la seconde guerre mondiale.)
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| En plein effort |
A 7h30 lundi, nous sommes partis. Nous descendons vers la rivière pour mieux remonter sur l’autre rive. Nous avons une longue portion de bitume à parcourir et pas d’autre choix (peut-être 5 km), ce qui fait roinçer Jean-Luc. Enfin, un chemin de terre nous mène au pied du barrage de Grand-Maison où une route pour les véhicules de service nous conduit au sommet.
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| Le lac de Grand Maison |
Là, nous découvrons un très grand lac artificiel qui porte le même nom. La pause pour les jambes et le plaisir des yeux s’impose. Nous reprenons la route bitumée et retrouvons nos colocataires, un couple de Bretons qui suit le même chemin que nous et qui habituellement campe. Nous poursuivons sur cette D926 qui nous fait entrer dans le département de la Savoie, route que nous abandonnerons près du col du Glandon pour un chemin qui mène au col de la Croix de Fer (à 2 060 m). Depuis le matin, nous tentons de joindre Annick et Gérard D. qui sont en vacances ici chez eux.
La communication téléphonique ne passe pas. Nous nous verrons le soir à l’arrivée à Saint-Sorlin d’Arves. Le chemin pour monter au Col est beau, et bien balisé, traversées de prés, de torrents, passages sur les pistes de skis, près des remonte-pentes. Enfin nous y arrivons. C’est étonnant de trouver là beaucoup de voitures et de vélos, certains électriques, même s’il servaient de repères dans la montée. Nous nous attardons sur le paysage environnant et déjeunons près de la Croix de Fer. Nous ne manquons pas de faire tamponner nos crédenciales au bureau touristique du Col. L’après-midi est une descente d’une heure vers Saint-Sorlin (700 m de dénivelé -).
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| Saint-Sorlin d’Arves après le col de la Croix de fer |
Arrivé dans le village, nous croisons Annick et Gérard, et leur petit-fils Marcus. Nous laissons nos sacs au studio et allons tous prendre un verre à une terrasse. Un moment très sympathique et convivial.
Puis nous nous séparons. Pour nous, direction l’épicerie pour le dîner. Les cabris se mettent à la cuisine mais sont en peine devant les plaques chauffantes électroniques. J’interviens, et tout en téléphonant à notre hôtesse, je mets les plaques en marche. La suite de la confection du repas s’est déroulée sous le regard d’un chef, moi.
(P.S. Saint-Sorlin d’Arves est le village d’origine du couturier Pierre Balmain.)
Mardi 21 août. Nous quittons le Massif de Belledonne pour atteindre Saint-Jean de Maurienne et donc le bas de la Vallée. Après la sortie de Saint-Sorlin, nous montons en suivant les pistes de ski numérotées et balisées par les canons à neige. Comme souvent, nous nous retournons vers le vallon d’où nous venons pour apprécier l’effort consenti. A 1 700 m, un paysage me fait curieusement penser à la Normandie (les botanistes experts me pardonneront).
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| La Normandie à 1 700 m d’altitude ! |
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| Les Aiguilles d’Arves (les deux pics voisins) |
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| Au col d’Arves |
Nous voyons des falaises noires aussi et érodées qui semblent présenter des structures architecturales à base de colonnes et de linteaux. Nous arrivons à Saint-Jean par un parc d’activités de loisirs, avec des tyroliennes qui nous passent au-dessus, puis entrons dans la ville par le rond-point Opinel. Nous traversons une partie de la ville pour gagner notre hôtel un peu rustique qui voit souvent des randonneurs et des groupes de cyclistes. Nous finissons l’après-midi en visitant le musée Opinel que nous avaient recommandé Annick et Gérard à Saint-Sorlin. Je vous le recommande à mon tour. C’est un petit musée qui retrace l’aventure industrielle et commerciale de la famille Opinel et expose des œuvres d’artistes inspirés par les couteaux. Le couteau classique que nous connaissons tous a été conçu en 1890 par Joseph Opinel. Nous dînons dans un restaurant indiqué par des habitants de Saint-Jean croisés à une terrasse de café, bon conseil.
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| Le rond-point Opinel à Saint-Jean de Maurienne |
Prochains épisodes : la vallée de la Maurienne et le Mont Cenis.













1 commentaire:
Bel effort de nos trois randonneurs ; nous sentons dans ces commentaires toute l'importance de la restauration (pizzas,crêpes...), la convivialité prend totalement sa place, les souvenirs resteront...GG
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